En route pour la piscine !

Carina, Sarah, Ivory, Lucien, Virginie viennent de quitter l’atelier dans laquelle ils se forment à L’Elan. Eric Marguerat, leur maître de sport, les emmène dans le petit bus de la Fondation pour quarante-cinq minutes dans l’eau. Nageurs ou pas, qu’importe ! Le plaisir est au centre de cette activité.

C’est dans les vestiaires que le travail commence. Les élèves doivent se débrouiller seuls pour se déshabiller, mettre leur maillot, gérer le temps. «C’est l’apprentissage de l’autonomie, explique Eric Marguerat. Les jeunes pourront transférer dans leur quotidien ce qu’ils apprennent à la piscine.»

– On commence par le libre ? demande Lucien, impatient.
– Oui. Vous pouvez aller dans l’eau, propose Eric Marguerat. J’ai mis la piscine à 1,15 mètre. Vous avez tous votre fond. Essayez de faire un aller-retour. Ceux qui savent nager, vous nagez. Si c’est trop dur, vous marchez, vous sautez.

Les plus téméraires sont déjà dans l’eau. Les autres hésitent.

– Carina, je sais que tu aimes beaucoup l’eau. Tu arrives à flotter, mais c’est difficile pour toi de nager toute seule. C’est vrai ou pas ?
– Oui.
– Ne t’inquiète pas. On va faire des exercices adaptés. Je te donnerai aussi du matériel pour que tu te sentes à l’aise. Le but est que tu apprennes à mieux flotter, à mieux nager. Jusqu’aux vacances d’été, tu vas faire des progrès. Je te fais confiance.

Lors du premier cours de piscine, le maître de sport avait évalué ce que chaque jeune est capable de faire dans l’eau. Il peut ainsi fixer des objectifs particuliers pour chacun : oser flotter en eau profonde pour l’un, commencer à faire une longueur en autonomie pour un autre, faire le plus de longueurs possibles en un minimum de temps pour un troisième.

Une fois l’échauffement terminé, Eric Marguerat explique :

– Prenez une frite. Et avec cette frite, vous allez essayer de vous déplacer sur le dos.

Il est attentif à ce qu’aucun élève ne soit mis en échec dans une activité. “Le sport doit renforcer l’estime de soi, et non la mettre à l’épreuve. Je fais en sorte que les uns et les autres puissent être au même rythme, qu’ils puissent se sentir à l’aise et progresser.

– Qu’est-ce qui est important pour pouvoir flotter sur le dos ?

Plusieurs élèves montrent le plafond.

– C’est juste. Il faut regarder en haut.

Virginie fait la planche.

– On se relaxe, dit-elle en riant.

 

Chaque fois que l’occasion se présente, Eric Marguerat tente de favoriser l’entraide: «Travailler à deux, faire attention à l’autre, s’aider, prendre soin de soi et des autres, ce sont des notions qui renforcent la confiance en soi et qui permettent de mieux vivre ensemble.»

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